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Drogues

 

Arrêtons l’hypocrisie qui consiste à poursuivre la pénalisation de l’usage des drogues… Quelles soient « douces » ou « dures », la vérité c’est que la collectivité est toute entière victime de cette politique absurde ! Absurde, parce que les toxicomanes ne sont pas des délinquants, ce sont des malades qu’il faut prendre en charge en tant que tels. A quoi sert d’envoyer en prisons des personnes qui ont besoin d’être pris en charge par les services de santé ? Est-ce en prison qu’ils arrêteront ou bien seront-ils encore plus vulnérables après un séjour carcéral au contact de véritables délinquants et dealers ? Absurde parce que l’Etat, en pénalisant l’usage des drogues ouvre la voie à tous les trafics et permet ainsi aux réseaux mafieux de générer un maximum de profits… exempts de toutes taxes ou impôts. Les premières victimes d’une légalisation des drogues seront d’abord et avant tout les dealers ! Pour le reste, j’entends déjà les critiques visant un « Etat qui encourage la jeunesse à se droguer »… « Un Etat dealer ! » « Un Etat qui s’affranchit de toute morale ! » Mais revenons-en à la réalité : la pénalisation des drogues a t-elle empêché leur consommation ? Non ! Tout au contraire, la consommation de cannabis a explosé depuis la fameuse loi de 1970 qui pénalise les usagers ! Tout au contraire, la consommation de cocaïne s’est démocratisée… On en consomme dans tous les milieux sociaux ! L’usage des drogues est inévitable, quelles que soient les époques et les sociétés ! Alcool, cannabis, héroïne, crack… Mais n’oublions pas les antidépresseurs, les anxiolitiques et toutes les autres drogues légales ! Si la consommation de drogue est inévitable, quelques soient les politiques répressives mises en place, la seule solution pour la collectivité est de jouer la carte de la réduction des risques. Plutôt que de laisser les consommateurs s’approvisionner dans la clandestinité en achetant des produits souvent frelatés, l’Etat a le devoir d’encadrer médicalement leur consommation en fournissant lui-même lesdits produits; en accompagnant les toxicomanes autant médicalement que socialement. Pour ce qui relève des usages « récréatifs » l’Etat doit permettre l’achat de produits contrôlés et a le devoir corrélatif d’informer au mieux les consommateurs sur les dangers liés à ce type de consommation ! Parce que des dangers, il y en a ! Mais est-ce en livrant les consommateurs à eux mêmes et aux lois de la mafia que l’on pourra les éviter ? La meilleurs façon de protéger les individus et la société dans son ensemble est d’ouvrir les yeux sur cette réalité et de l’affronter courageusement !

Décroissance

Le problème avec la « décroissance » c’est que ça sonne un peu comme « régression »… Alors spontanément, ça n’fait pas envie !

Pourtant, le mouvement de la décroissance est porteur d’une volonté d’évolution et de progrès. Oublions le PIB ! Parlons de développement humain, d’accès au savoir, de coopération locale et de gestion raisonnable des ressources.

Le mouvement de la décroissance invite surtout les individus à questionner leur mode de consommation, notre tendance à acheter toujours plus de superflu sans jamais être véritablement comblés. Ce mouvement remet en question un système où l’obsolescence programmée de nos appareils ménagers nous contraint à consommer encore et toujours ! Ce mouvement vise à rappeler que notre système rencontre des limites objectives liées aux ressources naturelles : si tout le monde consommait autant qu’un français, il faudrait disposer de 2,5 planètes…

« Consommer moins ! Créer plus de liens ! » Voilà le mot d’ordre de ce mouvement humaniste.

(Bonheur intérieur brut, Consommation, Sobriété heureuse)

Démocratie

Nos démocraties sont bien confortables… On se déplace une fois tous les 5 ans pour choisir des représentants qui décident au nom de tous ! Entre deux élections, soyons tranquilles !

C’est cette illusion qui tue à petit feu nos démocraties. C’est si facile de glisser un bulletin dans l’urne et de s’en retourner chez soi pour s’isoler, se blottir, s’abrutir…

Bien sûr, l’élection de représentants est incontournable ! Il y a des décisions à prendre dans l’intérêt de la collectivité. La démocratie représentative est une nécessité. Mais, cela ne veut pas dire qu’une fois les élections passées il faille laisser nos représentants nous diriger sans suivre les débats qui les agitent, sans s’informer le plus sérieusement sur le sens des décisions qu’ils prennent… justement en notre nom.

Plus les citoyens sont attentifs à l’action de leurs représentants, plus ces derniers se trouvent contraints de prendre les décisions qui s’inscrivent dans la recherche du bien être du plus grand nombre. La réciproque inverse est la réalité de nos démocraties.

De ce point de vue, la démocratie opère comme un jeu de miroir : on a les représentants qu’on mérite ! On retrouve chez nos élus les mêmes tendances que celles qui traversent la société : il en est qui ont à cœur de défendre l’intérêt général ; il en est d’autres qui pensent principalement à eux…

Nos représentants ne nous représentent pas ? Peut-être… mais que faisons nous pour être mieux représentés ?

(Confort, Nous)

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